24 juillet 2010
Second texan, après ROBERT GOMEZ, à fouler la patrie des élus en cette saison estivale 2010, JOSH T. PEARSON est un musicien dont les déflagrations électriques ont fasciné ceux ayant eu la chance d'assister à un concert de feu LIFT TO EXPERIENCE, le groupe par lequel il s'est fait connaître au début de ce nouveau millénaire.
Depuis quelques années, Josh s'est lancé dans une aventure solo et a régulièrement partagé des scènes avec ses amis de DIRTY THREE. Il a aussi été invité plusieurs fois au mythique festival All Tomorrow's Parties.
Si l'homme n'a pas encore tout à fait tourné le dos au rock et à ses explosions célestes, c'est accompagné d'une guitare acoustique qu'il joue le plus souvent à présent. Un changement qui n'a en rien altéré la force de ses prestations.
Avec Last Of The Country Gentlemen, son premier album solo fraîchement mis en boite pour Mute Records, c'est au 7ème Ciel que JOSH T. PEARSON donna la primeur de ses nouvelles compositions empreintes d'une spiritualité saisissante.
Ce soir là, le 7ème Ciel ouvrit également ses portes à JKLÖD, un jeune artiste plasticien dont les travaux réalisés à partir d'objets et de matériaux récupérés sont un poème lyrique adressé aux cœurs déboulonnés. Une partie du travail du garçon orna les murs du 7ème Ciel.
Samedi dernier, je me suis envolé pour le 7ème ciel. Et je n’étais pas seul. Nous étions environ une trentaine à faire le voyage.
Les concerts du 7ème ciel, puisque c’est de cela qu’il s’agit, ce sont des concerts privés intimistes et acoustiques qui se déroulent sur la terrasse d’un appartement du 18ème arrondissement avec une vue imprenable sur la basilique du Sacré Cœur. Samedi, j’ai donc eu la chance de faire partie des invités.
Rendez vous était donné à 21h devant un bar parisien. J’aime bien cette ambiance secrète et mystérieuse, quand tu ne sais pas ni à quoi tu t’attends ni où tu vas. Arrivé devant le bar, je tombe sur Yasmina et Jérémy, un couple originaire de Suisse mais bossant à Paris et Lyon. Tu viens pour le concert ? Oui, ouf sauvé, je ne suis pas seul. Nous retrouvons Guillaume de POPnews, chargé de tous nous réunir avant de partir vers le lieu mystérieux. Un peu genre colonie de vacances quand nous partons tous à la queue leu leu.
Nous arrivons à destination, montons par petits groupes dans l’ascenseur puis sommes accueillis par nos hôtes pour la soirée. Un appartement très joli dont je ne dirais rien (mystère quand tu nous tiens) si ce n’est qu’à la vue de la collection incroyable de vinyles et de cds, ces gens-là aiment la musique et c’est tant mieux. Atout ultime, deux terrasses qui surplombent Paris.
Quelques verres et discussions plus tard, Josh arrive sur la terrasse. Classe avec sa veste. Barbu aussi. Et Texan.
Après quelques instants à accorder sa guitare folk et discuter, il commence à jouer. Le public, américain et français ce soir, l’écoute en silence, assis sur des tapis, un verre à la main, éclairé par des guirlandes lumineuses, le Sacré Cœur en toile de fond. Le 7ème ciel assurément. Je ne sais pas si c’est le lieu ou le fait que le concert ne soit pas amplifié mais j’ai trouvé le set très mélancolique voir triste. Et très beau.
Des gens s’en vont. Il reste une dizaine de personnes. Et du vin, des petits gâteaux. Et Josh qui continue de gratter pour nous. Le Sacré Cœur illuminé domine toujours Montmartre. Mais la fraîcheur s’est installée sur la terrasse. Direction le salon où nous discutons musique avec Sophie. Putain, je ne connais pas la moitié des groupes qu’elle me cite. Je note tout ça sur mon iPhone. Dès demain je me refait une nouvelle culture musicale.
La soirée se termine tranquillement sur la seconde terrasse. Il est 5h, il serait peut être temps de dire au revoir à nos hôtes. Je parcours un bout de chemin avec Yasmina et Jérémy et reprend le métro qui me ramène chez moi. Il est 7h du mat’ et je viens de passer la nuit au 7ème ciel. Sans aucun doute.
JULIEN CHATELAIN